There are no translations available.
Après le grand tollé que l’annulation du marché d’appel d’offres concernant la fourniture du Sénégal en brut, avait causé en début 2008, le Sénégal est à nouveau dans la ligne de mire des
pétroliers. Pour mémoire, un appel d’offres avait été organisé par la Sar pour l’approvisionnement du pays en pétrole brut. Ce marché avait été gagné par Addax représenté par son patron Moussa Diao. Informé des résultats des dépouillements, le ministre, sans aucune forme de procédure, avait demandé à ce que le marché soit accordé à Arcadia. Et c’est cette société nigériane qui, depuis cette date, assure la fourniture du Sénégal en brut. Ayant réussi cette opération sans grabuge, le ministre vient de remettre cela. Cette fois-ci, c’est la fourniture pétrolière du Sénégal pour les dix années à venir qu’il vient de confier à cette même société dans une opacité totale.En effet, voulant mettre sur pied Sen-stock- une société de stockage de carburant-, il avait mis la main sur les dépôts d’Amadou Sèye, le patron de Diprom, Touba Gaz et Steel en lui imposant l’entrée du gouvernement dans ses actions à hauteur de 60%. Ayant refusé cette offre, M. Sèye s’est vu bloqué dans toutes ses démarches.
Pour le « tenir» la licence d’importation dont il avait besoin pour faire démarrer ses activités lui a été refusée par le ministre. Aussi son projet de construction d’un sea-line indépendant de la Sar an été bloqué par le même ministre pour l’obliger à marcher au pas. Pour que le projet puisse fonctionner, le ministre exige depuis deux ans de Sèye qu’il vende son sea-line à la Sar. Ce qu’il ne veut nullement faire Du coup, les pertes enregistrées par la société sont colossales.
Finalement, pour sortir de cette situation, M. Sèye s’est résigné à l’idée de voir l’Etat lui prendre le contrôle de ses dépôts et de son sea-line. Mais pour prendre ces 60% de parts, et le sea-line l’Etat doit mettre plus 37 milliards sur la table.
Chantage, duperie et turpitude
Incapable de trouver cette somme, ce marché de dupes- ce chantage-, est bloqué. Alors pour se sortir de ce bourbier, le ministre n’a trouvé d’autres voies que de brader la fourniture du pays pour les dix prochaines années à la société Arcadia à un prix d’achat du baril qui défit le marché international. Avec cette entente conclue de gré à gré entre, le gouvernement, grâce à 2 montages financiers, doit récolter au total 35 milliards de F. CFA.
En effet, au moment ou le prix du baril chute, il est vendu au Sénégal à prix d’or. À titre d’exemple le prix de fourniture sur le marché est actuellement de Med + 2$ US. De sources sûres, basées à la Sar, le contrat que la Sar de Carmello Sagna, homme de paille du ministre,- voir un précédent papier qui lui a été consacré- a signé avec Arcadia est de Med + 7.50 US. En clair, le Sénégal achète le baril trois fois plus cher que sur le marché. Avec ce préfinancement de l’approvisionnement au dessus des lois du marché, le Sénégal est à nouveau discrédité et c’est le peuple va, une fois de plus, trinquer. C’est ce genre de procédé douteux dont les collaborateurs d’Abdoulaye Wade semblent avoir fait leur religion qui avait Alex Segura, le représentant du FMI à Dakar à faire, après nous, sa fameuse sortie contre le ministre de l’Energie sur RFI.
Aussi, le même ministre au nom d’une entente nébuleuse achète la tonne de gaz butane avec Itoc Trading au prix faramineux de Med + 115 us alors qu’il est sur le marché à Med + 45 US la tonne. Cet état de fait que tous les hommes d’affaires décrient ici à Paris comme à Londres ou New York a été rapporté au chef de l’Etat Sénégalais. Mais y trouvant son compte Abdoulaye Wade laisse faire.
Avec le trio Karim Wade, Souleymane Ndéné Ndiaye et Samuel Sarr, qui s’est constitué pour prendre le contrôle économique du pays en s’enrichissant sur le dos du peuple, l’image du Sénégal est entrain de prendre de sales coups. C’est pour ne plus cautionner ces actes que M. Hadibou Soumaré, l’ex-Premier ministre, qui avait trop longtemps fermé les yeux a refusé de rempiler à son poste au moment où voulait le garder.




